Logement

Loyers : un répit pour les locataires, mais une réponse encore insuffisante

Publié le 31 juillet 2026

La prolongation jusqu'en juillet 2027 de l'encadrement des loyers en zone tendue est saluée par l'AFOC comme un filet de protection nécessaire contre les hausses abusives lors des relocations. Mais cette mesure ne suffit pas : l'association appelle à une politique du logement plus ambitieuse.

Loyers : un répit pour les locataires, mais une réponse encore insuffisante

Le Gouvernement a décidé de prolonger jusqu’au 31 juillet 2027 le dispositif d’encadrement de l’évolution des loyers lors d’une relocation ou d’un renouvellement de bail dans les communes en zone tendue. Cette mesure constitue une protection indispensable dans un contexte où le logement pèse toujours plus lourd dans le budget des ménages.

Pour l’AFOC, cette reconduction est une bonne nouvelle. Sans ce garde-fou, de nombreux bailleurs pourraient être tentés de profiter du changement de locataire pour pratiquer des hausses parfois très importantes, aggravant encore les difficultés d’accès au logement, notamment dans les zones où l’offre est insuffisante.

Mais cette décision ne doit pas masquer la réalité : les dépenses de logement restent le premier poste de dépenses contraintes des familles. Entre les loyers, les charges, le coût de l’énergie et les frais annexes, le pouvoir d’achat des locataires continue de s’éroder.

L’AFOC rappelle que l’encadrement des loyers ne saurait constituer, à lui seul, une politique du logement. Il est nécessaire de développer une offre de logements abordables, de renforcer les contrôles sur le respect de la réglementation et de sanctionner les abus.

Face à la crise du logement, il est urgent d’aller plus loin. Garantir un logement accessible est une condition essentielle de la justice sociale et du pouvoir d’achat.